Aggravation requise pour l’automobiliste accusé d’avoir escroqué la Sanef sur l’A4 au péage de Reims – Taissy

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Après avoir vu sa condamnation à 500 euros d’amende annulée par la Cour de cassation, le trentenaire était rejugé par la cour d’appel d’Amiens ce mercredi 24 septembre. L’avocate générale a requis le doublement de la contravention.

« Toute la procédure judiciaire m’a coûté beaucoup plus cher que l’amende à laquelle j’ai été condamné. Je suis là parce que je suis innocent ! », assure cet entrepreneur dans le secteur des télécoms, ce mercredi 24 septembre à la barre de la cour d’appel d’Amiens.

Ce dernier est accusé d’avoir, à cinq reprises, pris deux tickets d’entrée au péage de Taissy en 2021. S’il utilisait le premier normalement, au retour, il sortait de l’autoroute à proximité de son point d’entrée afin de réduire la distance à payer. « Le ticket pris à 7 heures du matin était réutilisé vers 17 heures – 18 heures, c’est ce laps de temps très long qui a alerté les services de la Sanef », rappelle Me Camille Romdane, conseil de la société d’autoroute.

Petits montants, grosse amende

Condamné par le tribunal de Reims à 500 euros d’amende et à 640 euros au titre des dommages et intérêts, le trentenaire a fait appel. Recondamné, il a saisi la Cour de cassation, qui a annulé l’arrêt, avec renvoi de l’affaire devant la cour d’appel d’Amiens.

« C’est votre voiture, votre carte bleue… », observe le magistrat amiénois. Face à lui, l’homme assure qu’il a prêté son véhicule à deux amis. « On parle de 2,10 euros, de 3 euros, de 7 euros… des montants qui passent en frais professionnels. Monsieur n’avait aucun intérêt à faire ça ! », pointe Me Arthur de la Roche, avocat du mis en cause. Des arguments qui n’émeuvent pas l’avocate générale Fazia Boukhalfa, qui requiert même une aggravation de l’amende, soit 1 000 euros.

Le délibéré est attendu le 26 novembre.